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You’ll be grown before that tree is tall

…Vivre… Je…veux…vivre…

Eh oui je reviens d’entre les morts et pour vous parler de films. Quel bon cru cinématographique que ce début d’année 2011 ! Je reviendrais sur trois films qui m’ont touchés, mais pas sur Midnight in Paris, non pas parce que je n’ai pas aimé, mais parce que nos amies de Tea en ont très bien parlé (et moi comme ça j’écris moins haha).

Je commence avec Tomboy, un film français de Céline Sciamma. Un film qui parle de l’identité, au travers de l’histoire de Laure, une jeune fille qui se trouve à l’âge où il suffit d’avoir les cheveux courts pour ressembler à un garçon. Et justement, ça l’arrange bien de pouvoir se renommer Mickaël, lorsqu’il/elle se présente aux enfants de son nouvel immeuble. Céline Sciamma nous livre ici, avec beaucoup de justesse, un film tout en légèreté et simplicité, sur un problème qui lui ne l’est pas. Mention spéciale pour la petite fille qui joue la soeur de Laure/Mickaël et qui a un talent comique de dingue. Mais d’ailleurs, tous les jeunes acteurs sont très bons, pourtant les films « d’enfants » peuvent soulever des inquiétudes quant à la qualité du jeu, ici il n’en est rien. Il semblerait même parfois qu’ils oublient la caméra (dans les scènes de jeux notamment), ce qui rajoute une réelle fraîcheur  à l’ensemble (oui je parle bien d’un film et non d’un tic-tac). Et il va sans dire que Zoé Héran (Laure) est excellente.

Deuxième film, La Ballade de l’impossible(Tran Anh Hung), ou ZE film à aller voir. Oubliez les Black Swan et autres Discours d’un Roi, le film de l’année il est là. Ou peut-être que je m’emballe un peu, tout simplement parce qu’il a rejoint la liste très courte des films que j’aurais aimé réaliser, je ne sais pas. Premièrement, c’est une adaptation d’une nouvelle de Murakami. Déjà là, ça devrait vous arracher de votre canapé pour vous coller aux sièges du cinéma le plus proche. En tout cas c’est ce qui m’a d’abord poussé à aller le voir, sans avoir pourtant lu la fameuse nouvelle au préalable, juste parce que chaque livre est un délice. Ensuite c’est un film qui parle d’amour. Qui parle de Wanatabe, un jeune japonais qui, face à la mort, la dépression, la révolte, la tristesse, décide de vivre, de grandir et d’aimer autant qu’il le peut et peut-être même plus encore. Le tout filmé avec une douceur et une beauté extrême, dans un Japon aux paysages fragiles et puissants tout à la fois et toujours saisissants. Je parle malheureusement très difficilement des films que j’ai aimés et qui m’ont donnés des émotions fortes, mais j’espère que j’aurais éveillé en vous l’envie d’aller voir ce chef d’œuvre, car c’est bien à un chef d’œuvre qu’on a affaire.

Et pour finir, vous l’aurez peut-être deviné grâce au titre, je suis allée voir le fameux film de Terrence Malick, The Tree of Life. Pour ceux qui ne le savent pas encore, il vient de recevoir la Palme d’Or. Alors je suis d’accord, ça ne veux pas dire que vous allez l’apprécier, cependant j’ai trouvé ça très justifié. Quel film étrange et déroutant. A ne pas voir si vous êtes fatigué (expérience vécue, c’est très frustrant je vous assure de vous endormir à moitié devant un film que vous trouvez sublime). L’histoire (s’il y en a vraiment une) se divise en deux partie : d’abord la vie d’un famille américaine et ses joies/peines/conflits même, et puis tout simplement, seconde partie, la Vie. Une succession d’images sur grande musique, célébrant et questionnant la nature, la beauté, Dieu et la vie, dans tous ces états, du microscopique au macroscopique, comme une sorte de poème visuel. Ces deux ensembles s’imbriquent l’un dans l’autre dans une chronologie qui ne suit pas de logique particulière. Finalement on aura très peu de Brad Pitt, Sean Penn et Jessica Chastain, mais ce peu est d’une très grande qualité.

Peut-être que ce film en rebutera beaucoup, notamment les plus athées d’entre vous (c’est une supposition hein, j’ai peut-être tort). Pour moi c’est une envolée cinématographique, qui vous fait oublier plus d’une fois qu’on se trouve dans une salle de cinéma. Chaque lumière, chaque plan démontre d’un travail de l’image remarquable. Si vous voulez quelque chose de singulier et de novateur, il est temps d’aller voir The Tree of Life.

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I am un lapin !

Happy birthday Mister Festival ! Vous avez 50 ans et cela vous va bien. Et nous aussi ça nous convient, car pour célébrer l’évènement, vous n’avez pas lésiné sur la qualité de vos invités. Bill Plympton, Matt Groening, David Silverman, Rebecca Dautremer, Arthur de Pins, Nick Park, Peter de Sève et bien d’autres se bousculent au portillon. Et pendant se temps là, L’Illusionniste tourne en avant première dans grande salle, Shrek se prépare pour sa quatrième sortie et les sacoches fleurissent dans la ville. La famille est réunie, le Lapin est bien évidemment de la partie. Aucune raison alors de ne pas aller acheter ses tickets, même la bac ne fera pas entrave aux plus motivés ! Pour ma part, j’attendrais d’avoir vu plusieurs séances avant de vous livrer mes critiques, mais je peux vous assurer d’avance qu’il y aura matière à écrire, ça je n’en doute pas !
Et amis festivaliers, si vous passez par ici, préparez vos avions !

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« Ce soir dans Triste Monde Tragique »

Le Festival d’Animation d’Annecy approchant à grand pas, je me sens d’humeur à vous faire partager quelques coup de cœur d’animation. Et d’ailleurs, au diable les conventions, je vais d’abord en profiter pour faire un peu de pub à une de mes amies ainsi qu’à moi même, puisque nous avons réalisé en tandem notre propre petit court-métrage en pâte à modeler. La vraie raison pour laquelle je commence par ça, c’est que je ne me permettrais pas de passer après le travail de vrais professionnels, ce serait terriblement honteux. Donc voici pour vous « Pablo pique un saut  » (ou « Paul en ski ») :

Bon, il est temps maintenant pour moi de me confesser, car oui, je suis devenue, en l’espace de quelques semaines, accro. Non pas à la drogue, à l’alcool, au sexe, à la cigarette ou au chocolat. Non. A Daria. Alors qu’est-ce que Daria me direz vous. Ce n’est ni plus ni moins qu’une série, et qui plus est une assez ancienne (enfin 1997, mais à cette époque je n’étais même pas encore capable de déchiffrer la composition de banals Chocapic sur l’arrière du paquet, donc je range ça dans l’ancien temps.) Il se peut que vous ne soyez pas à la masse comme moi et que vous connaissiez déjà, mais si ce n’est pas le cas, l’erreur doit être impérativement réparée (en allant ici par exemple). En gros c’est l’histoire d’une adolescente marginale et relativement associable, qui pose un regard dur sur le monde dans lequel elle vit, le tout agrémenté d’une quinzaine de personnages récurrents aux personnalités assez originales, que ce soit Jeanne, sa meilleure amie, artiste peintre , Kevin, le quaterback de l’équipe du lycée et sa petite amie Brittany (qui bien sur est pompom girl) , Trent (ou comme j’aime l’appeler au risque d’être pathétique : sexy Trent), musicos blasé et endormi, qui joue dans un groupe nommé Spiral Mystyck (oui oui deux « y »), dont ils vont sûrement changer le nom, ou encore Quinn, soeur de Daria et pourtant son opposé le plus total. Tout ça n’est bien sur qu’une toute petite partie de la génialité de ce dessin-animé. Prière d’en abuser.

Dernière chose et puis je vous laisse. Au départ je ne comptais pas du tout en parler mais, prise d’une soudaine envie, je viens d’en écouter la BO, donc j’aimerais que vous alliez regarder The Snowman. Quand les bonhommes de neiges prennent vie à minuit, cela donne un magnifique dessin animé, sans paroles, où se mêle toute la poésie de l’enfance et de Noël. Ce court-métrage de 1982 est signé Dianne Jackson, et est tiré d’un livre pour enfants de Raymond Briggs. En voici un extrait (je crois même qu’il est possible de le visionner en entier sur Youtube).

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