Posted in mars 2012

KM01

J’aime bien les mixtapes, c’est rigolo, alors comme je suis gentille je vous en fais une rien que pour vous. Mais comme je suis aussi un peu méchante j’ai pas encore mis la tracklist — mais c’est parce que sinon je sais que vous allez pas l’écouter.

Elle est parfaite pour animer vos goûters d’anniversaire, maintenant qu’il fait tro bô.

Des bisous les lapins.

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Surf a wave on a single-fin board

Imaginez donc un groupe capable de conjuguer à la fois la pop la plus mélodique des années 60 et la richesse de la scène musicale anglaise des années 80 — pensez par exemple à un certain personnage nommé Lawrence ou à Lloyd Cole — et vous vous retrouverez à écouter The Tyde (from LA), groupe formé par les frères Rademaker. Des guitares lumineuses, des mélodies immédiates et (ir)radiantes, un brin rêveuses, idéales pour s’imaginer à glandouiller en faisant la planche, le bidou à l’air. Impossible d’ailleurs de dissocier l’océan à The Tyde, groupe de gros obsédés des vagues, et du surf. Il suffit par exemple d’ailleurs de regarder la pochette de Twice pour ça — qui, comme la vie est super bien foutue, constitue leur deuxième album.

Mais cette omniprésence du surf est bien plus profonde que ça. Contrairement à Brian Wilson des Beach Boys qu’ils se plaisent à citer sans trop de surprise comme l’une de leurs influences principales, Darren Rademaker fait VRAIMENT du surf, et très logiquement les paroles de ses chansons en sont imprégnées — cf le titre de cet article, qui résume l’affaire. Il est vrai que pour finir de nous aider, The Tyde ressemble à la parfaite carte postale des surfeurs de la côte ouest : des cheveux longs, une planche pas loin, une meuf aussi, et de la weed sous le coude. C’est complètement con mais c’est tellement bien comme ça et attendu qu’au final c’est on ne peut plus parfait comme image.

N’allez cependant pas croire que The Tyde est un groupe de gros mollassons qui attendent la vague. Loin de faire de la surf music à deux balles, parce qu’ils arrivent à incarner une sorte de Brian Wilson meets Lawrence, ils resteront plus intéressants que n’importe quel bellâtre qui pose devant l’océan avec un putain de ukulélé — parce que c’est un peu comme ça qu’on essaye de nous vendre la culture du surf quand même et c’est triste. Ouais, une fois de plus, ils remettent pas en cause 40 ans de musique pop, mais putain ce que ça peut être beau et mélodieux. Fiers contemporains d’Holy Shit ou autres obsessions actuelles dont il a déjà été largement question ici, qui peuvent s’amuser à reprendre de manière égale Galaxie 500 ou Madonna. Alors voilà, The Tyde c’est un peu mon rayon de soleil à moi, mais ça, c’est peut être aussi parce qu’avant d’être amoureuse des musiciens, j’étais amoureuse des surfeurs (mais comme j’allais jamais à la mer c’était un peu compliqué et j’ai du changer de passion). Précisons aussi tout de même ici que leurs 3 albums, tous recommandables de façon poussée ont été produit avec l’aide de Rob Campanella, plus connu pour officier du côté de The Quarter After ou… du BJM ! Et qui a également fait une apparition sur l’album des Frausdots, groupe notamment formé par Brent Rademaker. À nous faire croire que la Californie est vraiment aussi grande que mon jardin.

Pour rajouter à l’intérêt du groupe, si besoin est, avant de former The Tyde, les frères Rademaker ont officié du côté d’un atomisant groupe nommé Further. Sans compter que 3 des musiciens de The Tyde, dont Brent Rademaker, font également joujou au sein des Beachwood Sparks — le genre de groupe qui te met la larme à l’oeil en moins de 2 minutes tellement c’est beau quand ça a l’air triste. Ces derniers auraient d’ailleurs très bien pu voir le jour dans les années 70 qu’on aurait pas remis leur légitimité en cause. Le groupe qui prouve bien à tout le monde qu’ils font pas semblant d’être américains tellement ça sent le TERROIR (la country quoi), plus ou moins remis au goût du jour depuis la sortie de Scott Pilgrim vs The World avec la présence notable de By Your Side  (qui est en fait une reprise de Sade) sur la BO.

Dans un registre radicalement opposé à Beachwood Sparks, avant de former The Tyde, les frères Rademaker ont passé — pour être simpliste — les Beach Boys, forcément, au rouleau compresseur, après l’avoir mouliné avec des guitares bien noisy, en tenant compte que le shoegaze au soleil et avec une planche de surf, ça pouvait donner quelque chose de tout aussi excitant que sous le crachin de l’Albion avec Further. D’ailleurs, histoire de bien faire les choses ils ont été signé sur Creation Records, ce qui, chose rigolote, leur fera d’ailleurs un point commun de plus avec ce groupe que tout le monde semble s’amuser à reprendre en ce moment — Felt bien entendu, encore et toujours.

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