J’aime bien tout ce qui se moque (gentiment) des Beatles. Alors quand je suis tombée sur cette version de Cheese & Onions par Galaxie 500 (il s’agit d’une reprise du groupe parodiant impeccablement les Beatles, The Rutles) je n’étais que joie. Mais je sais pas si c’est plus parce qu’il y a le mot fromage ou autre chose… Une chose est certaine, il n’y a clairement pas assez de chansons qui parlent de fromage dans ce monde. Du coup j’excuserais presque le « be a has-been like a dinosaur« .
Je me rappelle une fois avoir croisé quelqu’un qui m’avait expliqué qu’il y avait deux écoles dans le shoegaze, celle de My Bloody Valentine (vous ne connaissez que trop bien mon opinion sur le sujet…) et celle de Ride. J’ai jamais vraiment réfléchi à la portée de cette affirmation mais s’il y avait un choix à faire mon choix se porterait naturellement vers les mectons d’Oxford. Dès les premières notes je me souviens être tombée amoureuse de ce groupe qui sublimait alors toute ma tristesse adolescente (oh le beau pléonasme) de l’époque, la cristallisait et la rendait certes plus belle mais parfois plus triste encore. Alors tant qu’à faire, je vais relier ça à ce fameux passage d’High Fidelity: « What came first, the music or the misery ? People worry about kids playing with guns, or watching violent videos, that some sort of culture of violence will take them over. Nobody worries about kids listening to thousands, literally thousands of songs about heartbreak, rejection, pain, misery and loss. Did I listen to pop music because I was miserable ? Or was I miserable because I listened to pop music ? ».
Bergen, ou cette ville où « il pleut 400 jours par an ». Dans ce contexte on ne peut que comprendre les jeunes norvégiens de Young Dreams qui composent une pop teintée d’une forme de soleil californien, histoire de s’échapper du froid et du manque de soleil nordique. Et comme en ce moment on est pas mieux lotis qu’eux, on se prend à rêver plus aisément que jamais d’une bonne bière au soleil en écoutant ce genre de musique. Bingo. À noter que la session a été filmée à Bergen même — et qui m’a suffit à me dire que demander un échange universitaire là-bas l’an prochain n’était pas une si mauvaise idée. À noter que leur album sorti cette année apparaît comme idéal pour accompagner vos fantasmes estivaux. Preuve supplémentaire que les scandinaves font toujours mieux que tout le monde, on finit par le savoir…